Biographie de Léonide Bourges

Léonide Bourges vit au sein même de l’École de 1830. Elle est l’élève d’Édouard Frère et de Théodore Salmon, puis de son ami Charles Daubigny. Elle se lie avec Corot et commence à exposer au Salon de 1857 des natures mortes et des scènes de genre. En 1858, elle présente trois tableaux à une exposition au Musée de Nantes. Peu à peu, sous l’impulsion de Corot, elle se dirige vers le paysage et la peinture de plein air, exposant au Salon de 1865 ses premières vues d’Ile-de-France. Le docteur Gachet, dont elle devint un disciple, comme nombre des impressionnistes, écrit dans son ouvrage “Deux amis des impressionnistes” : Mademoiselle Léonide Bourges vint à Auvers au tout début accompagnée de ses parents. Sa famille prenait pension chez Patois, en même temps que les Daubigny et Corot. Geoffoy-Dechaume, Oudinot, Daumier, Dupré venaient les y retrouver. Elle et Cécile Daubigny étaient les des plus jeunes femmes de toute la bande et Corot se plaisait à taquiner surtout Léonide Bourges qu’il appelait “la chatte”. En 1874, Léonide Bourges s’installe donc à Auvers sur Oise, où elle peint sur le motif en compagnie de Daubigny. Il la reçoit sur son fameux bateau-atelier le Bottin, dont Monet, aidé par Gustave Caillebote, construira une réplique pour mieux observer les effets de lumière sur l’eau. Après la mort de Corot, elle vend la dernière œuvre qu’elle possédait du Maître pour souscrire à son monument. Elle expose à Londres en 1878 où elle reçoit un accueil favorable. Un article publié dans “l’Art et les artistes” en avril 1905 au sujet de la 24 ème exposition de “l’Union des femmes peintres et sculpteurs” révèle : Quelques envois, pourtant sortent de la banalité ambiante....Mademoiselle Léonide Bourges présente une petite scène familiale d’un charmant effet. Les trois autres peintures de Mademoiselle Bourges sont également très bonnes. Comme elle l’avait fait pour Camille Corot, à la mort de son ami Daubigny, Léonide Bourges organise une souscription qui doit permettre l’édification d’un monument qui lui sera dédié. Elle-même y participe largement en vendant les derniers tableaux qu’elle possédait de l’artiste. Elle publie en 1894, sous le titre “Daubigny, souvenirs et croquis”, une suite d’estampes retraçant le cadre familier du peintre.

 

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