Biographie de Félix Buhot

Considéré comme étant l’un des meilleurs graveur de la fin du XIXème siècle, Félix Buhot est né en Normandie, à Valognes. Il arrive à Paris en 1867, où il débute à l’École des Beaux-Arts l’année suivante. Il apprend notamment la peinture dans les classes de Jules Noël et de Lecoq. Le jeune artiste commence la gravure dans les années 1873, et se fait rapidement une renommée en tant que graveur. Il gagne sa vie en illustrant des livres et des recueils musicaux.
Buhot partage sa vie entre Paris où il passe le plus clair de son temps, et sa Normandie natale. Il effectue également quelques voyages en Angleterre et y rencontre Henrietta Johnston qu’il épouse en 1881. Il expose au Salon des Artistes Français entre 1875 et 1882, principalement des gravures, et obtient une médaille de troisième classe en 1880. Nombre de ses œuvres sont publiées dans des revues périodiques et des livres. La critique reconnaît unanimement son talent, et ses gravures sont appréciées jusqu’aux Etats-Unis, suite à l’exposition consacrée à l’artiste à New-York en février 1888.
Le graveur signe ses œuvres au moyen du monogramme « FB » qui apparaît parfois inversé, ou bien d'un hibou (« Buhot » en espagnol).

Aux côtés d’Edgard Degas, de Camille Pissarro et de Ludovic Lepic, Félix Buhot compte parmi les graveurs les plus expérimentés de son temps. Il développe de nouvelles techniques, utilisant de façon combiné les techniques traditionnelles de gravure, pointe sèche, et aquatinte mêlées à des méthodes plus personnelles. Il varie aussi bien les encres que les papiers pour parvenir à nuancer les effets, jusqu’à obtenir exactement le rendu voulu. Il utilise également la photographie pour élaborer ses compositions. Son invention la plus marquante est la « marge symphonique » qui révèle le sujet en l’amplifiant (aux côtés du sujet central, l'artiste réalise dans les marges des ajouts - on parle aussi de « remarques » - parfois très détaillés).

Félix Buhot excelle dans le rendu des atmosphères pluvieuses, enneigées et embrumées, et effectue de nombreuses vues de rues parisiennes, dont la plus célèbre est le « Quai de l’Hôtel Dieu par une matinée d’hiver ». En 1877 il en présente au Salon une première version gravée d’après son tableau. Elle est remarquée par M. Gaucherel, l’un de ses maîtres en gravure. Retravaillant sa planche, il effectue une nouvelle version de cette vue dont Armand Slivestre, rendant compte de l’Exposition Blanc et Noir de 1882 dit qu’il a su traduire « jusqu’aux coins de trottoir devant lesquels la misérable rosse d’un fiacre halète sous la pluie ». Cette œuvre très étudiée et retravaillée pendant près de 25 ans a été préparée par deux tableaux au moins, dont le nôtre réalisé en 1876, et une aquarelle plus clair qui eut les honneurs du Salon de 1878.

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