Biographie de Jean Léon Gérôme

Peintre emblématique français, Jean-Léon Gérôme est déjà célèbre à vingt cinq ans. En 1840, alors qu'il n'a que seize ans, il se rend à Paris et intègre l'atelier de Paul Delaroche. Il suit aussi des cours à l'école des Beaux-Arts afin de compléter l'enseignement dispensé par son maître. Delaroche ferme son atelier en 1843 et décide de partir en Italie, où Gérôme suit celui qu'il considère comme son mentor. De retour à Paris en 1844, il intègre l'atelier de Charles Gleyre et devient le chef de fil d'un nouveau courant « les néogrecs », dont Jean Louis Hamon et Henri Pierre Picou font partie.

Au Salon de 1847, « les Jeunes Grecs faisant battre des coqs »signe les débuts de Gérôme comme jeune talent. Il reçoit une médaille de troisième classe et le tableau est acheté par l'Etat. Nonobstant ce premier succès, il change de genre aussitôt et réapparaît l'année suivante avec deux sujets très différents : « la Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean », et « Anachréon, Bacchus et l'Amour ». Il obtient cette année-là une deuxième récompense.

Malgré un contexte politique très difficile, Gérôme poursuit sa route vers le succès en décrochant des commandes officielles. Sa renommée auprès du public du Salon s’accroît, alors qu’il présente des compositions de plus en plus aventureuses. Passant d'un sujet à un autre avec une mobilité singulière mais toujours avec éclat, il présente ensuite en 1851 trois œuvres, qui font scandales dont « un intérieur Grec ». Les Néogrecs annoncent la chute de Gérôme. Pourtant, le prince Napoléon achète  cette toile que Théophile Gauthier considère être le seul tableau pouvant égaler le « Stratonice » d'Ingres.

À partir de 1855, Gérôme fait de nombreux voyages vers l'est de la Méditerranée. En 1857, il accompagne Emile Augier et Auguste Bartholdi en Egypte. Ainsi au Salon de 1857 s'affiche la remarquable variété des sujets abordés par le peintre. Sa carrière de peintre orientaliste commence. En 1859 apparaissent pour la première fois des scènes de genre égyptiennes au Salon, proposant une vision vraie et neuve du Proche Orient, mais aussi  trois œuvres aux résonances historiques plus marquées :« Le Roi Candaule », « Ave Caesar » et « César mort ». Le cas Gérôme est ainsi posé, celui d'un artiste de transition, entre le déclin de la peinture académique, et sa réinvention éclectique à travers les œuvres orientalistes.

Entre 1862 et 1867, il continue ses voyages en Egypte et en Syrie, qui nourrissent son imagination, lui permettant de rencontrer chaque année au Salon des Artistes Français un grand succès. En 1863, est exposé pour la première fois « Le prisonnier », un des tableaux les plus célèbre de l’artiste. Un critique de l'époque décrit ainsi cette œuvre : « Tout l'Orient est là, avec son fatalisme implacable, sa soumission passive, sa tranquillité inaltérable, ses insultes éhontées et sa cruauté sans remords ». La carrière de Gérôme bat son plein à la fin du second Empire, il devient professeur des Beaux-Arts et membre de l'Institut en 1865, puis en 1867 il obtient une médaille d'honneur et il est nommé officier de la légion d'honneur .

Dans les années 1870, l'artiste s'installe à Londres, et expose à l'Académie Royale où il est membre honoraire. Dès 1871, il reprend ses voyages, part en Turquie en 1873, traverse l'Espagne et se rend à Alger. Puis en 1874, il est de retour à Paris et propose au Salon de cette même année un ensemble d'œuvres couronné de succès, il reçoit du jury la grande médaille d'or.

Jean-Léon Gérôme est le peintre français le plus célèbre de son temps. En 1893, il est président d'honneur à la société des Peintres Orientalistes au côté de Benjamin Constant.

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