KISLING Moïse

 

Né le 22 janvier 1891 à Cracovie. Mort le 29 avril 1953 à Sanary-sur-Mer (Var). XX° siècle. Actif de puis 1910 et depuis 1914 naturalisé en France. Polonais.
Peintre de figures, portraits, nus, animaux, paysages, natures mortes, fleurs, aquarelliste, dessinateur, illustrateur.

Kisling a été très jeune l’élève de l’école des Beaux-arts de Cracovie, d’un excellent maître polonais, le peintre Pankiewicz qui, plus tard, lui aussi, vint à Paris et qui fut l’un des représentants de l’impressionnisme. Pankiewicz est apparu surtout un maître lucide. Très vite, il soupçonna le destin éclatant de son élève. Tout aussitôt, il le dirigea sur Paris, où celui qui compte maintenant parmi les maîtres de l’art moderne français arriva dès 1910. C’était une époque de grandes discussions, de violentes batailles ; tout était remis en question. Il y avait de quoi trébucher. Au moins Kisling produisit-il à ce moment, des œuvres marquées d’inquiétude, mais toutes livrant le signe des plus intelligentes recherches. Vint la guerre. Engagé du premier jour à la Légion étrangère, blessé, le jeune artiste acquit, au prix du sang, la nationalité française. Dans une étude lucide, G. Charensol a bien défini l’évolution de Kisling à son départ influencé par des sentiments étrangers, et qui, sans trop attendre, devait aboutir à une franchise d’expression entièrement due au tempérament français, de Paris à cette côte méridionale où il occupa un atelier où il produisit davantage qu’en celui de Paris. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’atelier parisien de Kisling fut un lieu de rencontres extraordinaires, souvent décisives. Si l’on précise que l’on rencontrait là Derain, Modigliani et aussi des écrivains comme Max Jacob, Jean Cocteau et Raymond Radiguet ; c’est assez montrer qu’un peu de l’esprit contemporain se fixa sous ces verrières. Après 1940, ayant une nouvelle fois servi la France, Kisling a passé aux Etats-Unis le temps de l’occupation et séjourna en Californie. En 1946, il reprenait avec éclat sa place dans la vie artistique.

 

Exposant du Salon des Indépendants, d’Automne (dès 1914) et des Tuileries à Paris, Kisling a aussi beaucoup figuré dans les expositions étrangères. Sa première exposition personnelle eut lieu, en 1919, à la galerie Druet, à Paris. Durant son séjour aux Etats-Unis, il exposa au Whitney Museum à New-York, où il présenta le portrait de l’ambassadrice du Brésil, à Hollywood, où l’on vit de lui divers portraits dont celui du pianiste Rubinstein, en Californie à la Barnes Foundation de Philadelphie. Une exposition rétrospective de ses œuvres  a été organisée en 1984 à Paris, aux galeries nationales du Grand Palais.

Kisling a peint des portraits, diverses figures, des natures mortes, notamment de poissons, des fleurs, des paysages. A ses débuts, il apparaissait attiré par des figures douloureuses, celles d’enfants voués au malheur, celles de pauvres qui n’échapperaient pas à la pauvreté. Peu à peu, sans que le sentiment de pitié fraternelle qui l’anime, ait été réduit le moins du monde, le peintre est devenu celui de la joie de vivre, par l’exaltation d’un beau nu, du ruissellement d’éléments de bouillabaisse comparable à un écroulement de joyaux, jusqu’à la transposition de ces paysages méridionaux que bien peu surent, comme lui, renouveler après Renoir. La haute qualité de Kisling est, ayant tout saisi de la dramatique révision des valeurs plastiques qui s’opéra juste avant sa venue parmi nous, d’avoir su comprendre sans jamais dépendre de qui ce soit, sans jamais tomber dans aucune manière, fût-ce la sienne. Relisant ce que j’écrivais de ce bel artiste en 1927, je ne trouve qu’à me recopier ; il s’agit des dernières lignes d’une assez longue étude : « Kisling justifie avec un éclat extraordinaire les prétentions des révoltés de 1905-1912 à restituer l’ordre et les vertus classiques. C’est vrai. Cependant nous ne sentirions pas autour de lui ces appels et ce frémissement, ces courants qui soutiennent l’énergie des jeunes peintres et ordonnent, dans le vieil atelier, les belles assemblées de poètes, si Kisling n’était avant tout passionné, l’un des premiers, de cet Art vivant qui s’est promis, d’abord, de justifier le siècle ». Il conviendrait d’insister sur la somptuosité du coloris de Kisling, sur la richesse de sa matière, et même du soin artisanal que ce fougueux, rêveur, bon observateur de la réalité pour sa transfiguration apporte à ses créations. Ce ne sont pas les toiles de Kisling qui donneront trop tôt, dès que nous n’y serons plus, trop de travail aux réparateurs, souvent si redoutables. En 1916, il illustra La Guerre du Luxembourg de Blaise Cendrars.

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