OUDOT Roland

 

Né le 29 juillet 1897 à Paris. Mort le 17 juillet 1981 à Paris. XX° siècle. Français.
Peintre de genre, figures, paysages, natures mortes, peintre à la gouache, aquarelliste, dessinateur, peintre de compositions murales, peintre de décors de théâtre, graveur, illustrateur.
 

C'est à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs, dans l'atelier d'Eugène Morand, qu'il vint demander, de 1912 à 1915, les disciplines de son art ; une école n'ayant jamais eu à souffrir le reproche d'imposer à ses élèves les caducités académiques mais n'ébranla jamais le vent des révolutions. C'est ce qui n'empêcha point la vieille maison de la rue de l'Ecole de Médecine, l'ancienne académie de dessin, transférée rue d'Ulm, d'accueillir des jeunes gens promis à un riche avenir de créateur, à leur départ suffisament tourmentés des problèmes innatendus posés par les maîtres  du dernier jour. R. Oudot y prenait sagement des leçons, loyalement soucieux d'avant tout bien apprendre à décider de choisir ou refuser les audaces contradictoires, parfois, du fauvisme, du cubisme, etc. Il s'est depuis affiché comme l'un des meilleurs d'entre ceux qui connurent la difficulté d'affirmer une personnalité réelle dans leur temps en joignant radicalement le meilleur des inventions des audaces de la veille au fond des traditions. M. Barrès a parlé quelque part du creuset où bouillonnent à la fois et comme il convient "jeunes Dadas et vieilles Chimères". Une extrême délicatesse de vision, une grande élégance de touche ont permis à R. Oudot son authenticité. Il avait aussi bénéficié du contact de Léon Bakst, avec lequel il collabora jusqu'à sa mort, en 1923, pour ses décors des Ballets russes. En 1910-1920, Oudot avait aussi travaillé pour les décorateurs Sue et Mare, produisant des projets de tissu et de meubles.
 
Il a participé à des expositions colectives à Paris : depuis 1919 Salon d'Automne ; depuis 1925 Salon des Tuileries dont il fut membre du comité ; 1942 galerie Louis Carré avec Brianchon et Legueult ; de 1954 à 1959 et 1963 galerie Charpentier et régulièrement au Salon des Peintres Témoins de leur Temps ; ainsi qu'à l'étranger : 1924 Palais des Beaux-Arts de Bruxelles avec Brianchon ; 1957 Peintres de la réalité poétique à La Tour-de-Peilz (Suisse). Il a montré ses oeuvres dans des expositions personnelles à Paris : 1924, 1929 galerie du Portique ; 1925 galerie Carmine ; 1936 galerie Druet ; 1951, 1959, 1964 galerie André Weil ; 1957, 1961 galerie Sagot Le Garrec ; 1967 et 1972 galerie de Paris ; 1976 galerie Guiot ; ainsi qu'à New-York : 1929 Valentine Gallery ; Londres : 1936 galerie Wildenstein ; en Suisse : 1947 Zurich, Bâle ; 1947, 1952 Genève ; 1963 rétrospective au musée des Beaux-Arts de Neuchâtel.
 
L'admiration qu'il voua tout d'abord aux Le Nain ne cessa de marquer heureusement l'ensemble de son oeuvre caractérisé par un sens très particulier de l'immobilité aussi bien des paysages que des personnages que l'on trouve aussi chez Cézanne, qui devint également l'une de ses admirations, avant qu'il ne se tourne durablement vers Bonnard, ce qui provoqua l'évolution de son oeuvre d'un réalisme rustique sévère, dans les années vingt, à un sens poétique plus souple du paysage, mais aussi de la nature morte ou du portrait, qui a marqué le mouvement auquel il participa, avec Legueult et Brianchon, en compagnie desquels il avait déjà exposé au Salon d'Automne de 1919, et qui fut dit de la "réalité poétique". Les peintres de ce mouvement, pour autant que ce terme convienne ici, sont remarquablement représentatifs de la peinture française de l'entre-deux-guerres, sacrifiant toute audace aux convenances. Surtout peintre de paysages, rarement animé de silhouettes humaines, qu'il ait peint le Pays basque, l'Espagne autour de 1939, l'Italie vers 1949, La Provence vers 1950, la Bretagne après 1950, travaillant en atelier d'après quelques notations prises sur le motif, il a empreint toute sa production d'une nostalgie traduite par une gamme de gris étendue, que réveillent des bruns chauds. L'oeuvre de cet artiste est considérable. On lui doit les décorations murales du palais de Chaillot, de l'Institut agronomique, de la salle à manger du paquebot De Lesseps ; il a éxecuté des cartons de tapisserie pour les Gobelins et Aubusson. Graveur, il a signé de nombreuses planches tirées en noir. Pour le théâtre, il a réalisé les costumes et décors d'Andromaque de Racine et La Reine morte de Montherlant, à la Comédie française et ceux de plusieurs ballets à l'académie nationale de musique. Il a illustré Sylvie de Gérard de Nerval, Thérèse Desqueyroux de François Mauriac, Sodome et Gomorrhe de Jean Giraudoux, Sarn de Mary Weeb traduit par Lacretelle.
 
 Hollande. Il signa ses peintures Anders Osterlind jusqu'en 1938 (date du décès de son père), puis Osterlind jusqu'à sa mort.

 

 

 

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