TOULOUSE-LAUTREC Henri

 

Toulouse lautrecde son vrai nom Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa , pseudonyme : Treclau , anagramme de Lautrec.
Né le 24 novembre 1864 à Albi (Tarn). Mort le 9 septembre 1901 au château de Malromé (Gironde). XIX° siècle. Français. Peintre de genre, portraits, figures, nus, animaux, cartons de vitraux, céramiste, lithographe, dessinateur, graveur, caricaturiste, illustrateur, décorateur de théâtre.


Fils du comte Alphonse de Toulouse-Lautrec Monfa et de la comtesse, née Adèle Tapié de Céleyran, les comtes de Toulouse furent héréditaires du Comté depuis Charlemagne et s'annexèrent la vicomté de Lautrec et la seigneurie de Monfa par un mariage en 1196. Son père, très original, avait la passion des chevaux et de la chasse. Il élevait des faucons et en eut même chez lui pendant ses séjours à Paris. Lautrec enfant, fut destiné à suivre la même vie, quand, à une année de distance, en 1878 et en 1879, il se cassa successivement les deux jambes. Malgré les soins attentifs dont il fut l'objet, il restera chétif, sans doute à cause d'une calcification déféctueuse, et ses jambes ne grandiront plus. Tout sport lui sera dorénavant impossible. C'est pour tromper l'ennui des longues stations d'immobilité qu'il commença à dessiner et à peindre, comme l'avaient fait son grand-père, son père et ses oncles à leurs moments perdus. Après avoir passé la première partie du baccalauréat, il renonça à poursuivre ses études et dirigé par un peintre ami de son père, sourd et muet, René Princeteau, peintre animalier, chez lequel il habita quelque peu, il entra à l'atelier Léon Bonnat en 1882, puis à la fermeture de celui-ci, chez Fernand Cormon. En 1884, il prit un atelier rue de Tourlaque à Montmartre.

 

Il se lia avec Bruant et travailla pour le cabaret Le Mirliton et le journal du même nom. En 1887 il demeura chez son ami le Dr Bourges, rue Fontaine. En 1893, il collabora à la Revue Blanche, dirigée par Thadée Natanson, et à L'Escarmouche. Enfin, en 1897, il installa son atelier rue Frochot. Pendant toutes ces années, et malgré un labeur intensif, souffrant de sa disgrâce physique et de l'ironie des femmes il glissa insensiblement dans l'excès des boissons et ses amis alors inquiets l'entraînèrent dans des déplacements et voyages pour essayer de le faire rompre avec ses habitudes. Rien n'y fit et, en février 1899, la crise que chacun redoutait arriva. Il fut conduit dans une maison de santé à Neuilly pour une cure de désintoxication, dont il put sortir le 20 mai de la même année. À partir de ce moment il vécut surtout à Bordeaux avec un ami de sa famille et ses séjours à Paris devinrent rares et relativement brefs. Se sentant plus malade, il retourna au château de Malromé près de sa mère, où il mourut à 37 ans, après avoir peint jusqu'à l'extrême limite de ses forces. Enterré dans le cimetière de Saint-André-du-Bois, il dut être ensuite transféré à Verdelais. Sur des dessins et gravures, il utilisa parfois l'anagramme de Lautrec: Treclau.


Il exposa pour la première fois en 1887 au Salon des XX à Bruxelles, puis de son vivant à diverses reprises au Cercle Volney et au Salon des Indépendants à Paris. Ce ne fut qu'après l'exposition rétrospective en 1914 à la galerie Goupil, où il avait commencé à exposer en 1895, qu'il commença à gravir les échelons de la gloire. Après sa mort, de nombreuses expositions monographiques et rétrospectives ont été organisées: 1904-1905, 1927 musée national du Luxembourg à Paris; 1910, 1931 musée des Arts décoratifs à Paris; 1924 Kunstmuseum de Winthertur; 1928 Kunsthalle de Brême, musée du Caire; 1929, 1946 Fogg Art Museum de Cambridge (Massachusetts); 1930-1931, 1933, 1940, 1949, 1955, 1979 Art Institute de Chicago; 1931, 1939, 1956, 1973, 1985 Museum of Modern Art de New-York; 1940, 1955, 1960 musée des Beaux-Arts d'Ixelles; 1943, 1950, 1951, 1954 Kunsthaus de Zurich; 1947, 1949 palais des Beaux-Arts de Bruxelles; 1951, 1964 musée de la Berbie à Albi; 1951 Bibliothèque nationale de Paris; 1966, 1969 musée Toulouse-Lautrec à Albi; 1988-1989 Royal Academy de Londres; 1992 Galeries nationales du Grand Palais à Paris.


Dès l'adolescence, Lautrec commença à peindre et dessiner; les animaux qui l'entourent furent ses premiers modèles: les chiens, les boeufs et les chevaux surtout furent longuement étudiés par un esprit observateur et une main déjà habile. Vers l'âge de vingt ans, il abandonne toute direction académique, pour ne suivre que son inspiration, ne se plier qu'à sa fantaisie. Son dessin devient plus libre et plus acerbe. D'un trait, d'un accent, il fait vrai et réel, souligne exactement et de façon spirituelle, ce que son oeil voit, ce qu'il ressent. Fréquentant ces lieux de plaisir que sont le Moulin-Rouge, le Moulin de la Galette et les music-halls, la Goulue, Jane Avril, May Belfort, May Milton, Yvette Guilbert deviennent ses modèles préférés. Lautrec allait assister, s'il le jugeait nécessaire, chaque soir à la même représentation afin de reproduire fidèlement une attitude de Marcelle Lender, un salut d'Yvette Guilbert ou les jeux de lumière de la Loïe Fuller. Chacune de ces oeuvres fut longuement conçue, de même ses planches lithographiques furent l'objet de longues recherches, maints croquis, dessins et cartons en témoignent, et ouvrier consciencieux, il vérifia toujours lui-même chacun des tirages. Parmi les plus célèbres lithographies: Le Sommeil (douze épreuves); Blanche et Noire (douze épreuves); La Goulue et sa soeur; L'Anglais au Moulin-Rouge; Napoléon (1895); Lender en buste (huit couleurs, 1895); Débauche (1896); La Passagère du 54 (1896); Elles (recueil de dix lithographies, tiré à 100 exemplaires, 1896); La Grande Loge (1897); La Clownesse au Moulin-Rouge (1897); Idylle princière (1897); La Petite Loge (1897); Elsa la Viennoise (1897); La Danse au Moulin-Rouge (1897); Le Jockey (1898); Cecy Loftus.

 

En 1893-1894, il se dirige souvent vers les maisons closes, y habite au besoin et y travaille énormément. Toujours à la recherche du mouvement, il y étudie le nu non guindé par une pose d'atelier, et ses portraits de femmes anonymes non dans leur métier mais dans leur quotidien, leur intimité, au lit, mettant leur chemise, leurs bas, à leur toilette, se coiffant, se frisant, faisant leur lit, sont saisissants de vérité et de qualité. Travaillant sur des cartons colorés qui deviennent fonds, Toulouse-Lautrec esquisse des figures, avec une grande spontanéité, un graphisme nerveux. En 1889, durant sa cure de désintoxication à Neuilly, bien vite se reprenant, il dessine de mémoire, avec des matériaux de fortune pour commencer puis avec papier et crayons que ses amis lui apportaient, une série de dessins consacrés au cirque de qualité prouvant qu'il n'était pas fou. Éxilé à Bordeaux, l'opéra de Messaline lui inspire de magnifiques dessins et tableaux. Il réalise également une série d'études sur la Belle Hélène. à la fin de sa vie, comme d'instinct il retourne vers les siens, ses oeuvres, perdant de leur largeur et de leur acuité, se rapprochent de sa première manière.


Plus de mille peintures, plus de cinq mille dessins, trois cent soixante-neuf lithographies: production d'autant plus importante qu'elle fut réalisée en peu d'années. Toulouse-Lautrec connut un succès inégal de son vivant, son talent fut contesté par certains, mais il fut le contraire d'un peintre maudit, ayant traversé tous ces lieux "louches" où le beau monde et le demi-monde se côtoient: cabarets, théâtres, bordels, hippodromes, foires, cirques. Il sut développer avec virtuosité une oeuvre originale en marge des courants contemporains, notamment de l'impressionnisme, dont il apprécie les recherches, en particulier sur la lumière, mais qui ne s'appliquent guère à ces scènes d'intérieur. En effet, lui, "l'aristocrate" préfère sacrifier au réalisme, aux sujets humbles, triviaux, du monde parisien - la faune des cabarets, le milieu du spectacle, la vie des prostituées. Sans vulgarité aucune, au contraire avec une certaine mélancolie, il dévoile un milieu méconnu, ignoré, voir méprisé. Sensible également aux estampes japonaises qu'il a pu voir et dont il exploite certains traits de composition: asymétrie, détails arabesques, son oeuvre révèle plus l'influence de Whistler et de Degas dont il recherche l'approbation et dont il partage les sujets (notamment les danseuses). Son travail indissociable du climat de la Belle Époque, annonce l'Art nouveau, notamment par l'importance donnée aux arts mineurs - avec de très nombreuses affiches, des menus, programmes, couvertures et illustrations de livres (Histoires naturelles de Jules Renard), des reliures -, et par la volonté de proposer un art "populaire" accessible à tous, et non plus réservé à la seule aristocratie.

 

 

 

 

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