Invader

Né en 1969 - France

 

 

Artiste secret, Invader apparaît le visage pixélisé ou caché par un masque. Il est connu depuis la toute fin des années 1990, pour s'être immiscé peu à peu dans les interstices de l'espace urbain ou péri-urbain de mégapoles comme Los Angeles ou Hong Kong, de capitales comme Paris ou Londres, mais aussi de villes plus modestes comme Grenoble en décembre 1999 ou Avignon en juin 2000 en posant de petites œuvres en carreaux de carrelage inspirées de jeux vidéo des années 1970-1980, dont en particulier Space Invaders, à des endroits la plupart du temps peu accessibles.

 

La pose de ces figures, mi-vaisseaux, mi-visages, effectuée le plus souvent sans accord formel préalable avec le propriétaire de l'espace concerné, constitue ce qu'il appelle l'« invasion ».

 

Le lancement de l'invasion s'est faite en plusieurs étapes avec quelques années d'intervalle : le premier Space Invader a été posé au milieu des années 1990 dans une ruelle parisienne près de la Bastille. Ce premier Space Invader existe toujours mais maintenant recouvert d'une couche d'enduit. Pour l'artiste, il est devenu un Space Invader palimpseste fossilisé, pris dans les sédiments de la ville6. Pour reprendre les mots du poseur, il s’agissait d’un « éclaireur », d’une « sentinelle », car il est resté seul quelques années. Ce n'est qu'en 1998 qu'Invader a « actionné le programme », qu'il a réellement commencé « l'invasion », la « prolifération »[réf. nécessaire].

 

Aucune de ses œuvres n’est posée au hasard, les lieux sont choisis selon divers critères qui peuvent être esthétiques, stratégiques ou conceptuels. L'artiste fait toujours un plan d'invasion avant de procéder à l'invasion. Des copies sont disponibles et en vente sur son site officiel. La fréquentation est un des critères : l’artiste avoue avoir un penchant pour les sites où les gens affluent, mais aussi pour des recoins plus cachés. Le cas de Montpellier est particulier : les envahisseurs ont été placés de manière à faire apparaitre un grand Space invader lorsqu’on les place sur le plan de la ville7.

Les modèles sont préfabriqués et l’artiste voyage avec. Lorsqu’il débarque dans une ville, il se procure d’abord un plan pour planifier son invasion. Dès lors, il lui faut au minimum une semaine pour la quadriller de fond en comble, dans une totale clandestinité. C’est aussi pour cette raison qu’Invader préfère rester anonyme.

Chaque Space invader est alors indexé dans une base de données : date, position, nombre de points attribués, deux photographies (un gros plan et une vue dans son environnement). L’artiste considère d’ailleurs ces photos aussi bien comme une œuvre qu’un document. Si Invader juge son invasion satisfaisante, alors un second plan est dessiné puis imprimé à l’aide d’un partenaire local4.

 

Un soin particulier y est apporté car chacun d’eux synthétise tout le processus. Chaque plan possède sa propre esthétique, son propre style, et raconte sa propre histoire.

L’endroit le plus insolite jamais investi est du point de vue de l’artiste les lettres « Hollywood » de la colline du même nom5. Le premier a été collé sur la lettre « D » le 31 décembre 1999 « pour y poser le bug de l’an 2000 »[réf. nécessaire]. L'artiste a ensuite envahi les autres lettres au cours de ses différents voyages à Los Angeles. L'emplacement est d’autant plus intéressant qu’il est interdit d’accès.

Depuis les débuts de l'artiste, les supports et les sujets se sont diversifiés. Si les carreaux de carrelage et les Space invaders sont toujours respectivement son support et son thème de prédilection, des stickers et des personnages d'autres jeux vidéo comme ceux de la série Super Mario sont apparus dans les rues de Paris.

En 1998, Invader s'est également attaqué au musée du Louvre qu'il a « envahi » en posant dix Space invaders, les 134e à 143e Space Invaders. Les mosaïques ont depuis disparu.

 

Le 28 octobre 2000 à la Foire internationale d'art contemporain à Paris, Invader accroche une de ses créations sous forme de sticker sur la veste de Jacques Chirac8.

En janvier 2004, le 536e Space Invaders débarque au Quai des Orfèvres à Paris9.

En 2008, le 587e Space Invaders est collé sur la façade du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou10.

En décembre 2010, le 763e Space Invaders atterri au bord de l'autoroute A311.

Le 7 juin 2011, le millième Space Invaders est posé à Paris12 lors de l'exposition intitulée « 1000 » sur la façade de la Générale

Jour après jour l'invasion continue...

 

 

André Lobbe

87, rue de sèvres

75006 paris

0761372021

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