Philippe Pasqua

B O R D E R L I N E // Philippe Pasqua Exposition du 5 mai au 30 septembre 2017

Le Musée océanographique de Monaco présente l’exposition monographique Borderline, de l’artiste Philippe Pasqua. Ses œuvres monumentales, pour la plupart créées sur mesure, vont côtoyer les collections mythiques du lieu pour faire naître un dialogue inédit.

L’art de Philippe Pasqua expérimente la limite. Il flirte avec les bords, tutoie les bornes et s’en affranchit. Violente et impudique, son œuvre bouscule autant qu’elle fascine, plaçant le visiteur face à un dilemme : dévorer du regard ou détourner les yeux, réflexe de défense plus qu’indifférence. « Philippe Pasqua questionne, interpelle, dérange, mais jamais n’indiffère. Le détonateur idéal pour provoquer une prise de conscience en faveur de la vie marine et terrestre », évoque Robert Calcagno, Directeur général du Musée océanographique.

Charmé par l’architecture du Musée océanographique et sensible à son engagement, l’artiste propose une exposition à son image, sincère et plurielle. Douze œuvres monumentales, dont sept réalisations inédites, investissent les lieux dans leur totalité – du parvis à la terrasse panoramique, en passant par la falaise du Rocher, en contrebas de l’édifice centenaire.
 
BOUSCULER L’HOMME DANS SA RELATION AVEC LA NATURE
Chez Philippe Pasqua, le goût du monumental s’oppose à son attirance pour ce qu’il y a de plus vulnérable et profond. Les failles et fêlures s’exposent en taille XXL. Instinctif, l’artiste ne théorise pas ses œuvres et laisse aux visiteurs toute latitude pour les interpréter, estimant que l’art va au-delà des discours et du visuel. « Le beau, c’est la puissance évocatrice », confie-t-il. L’œuvre est belle par l’émotion qu’elle produit, le coup qu’elle porte au cœur.

L’artiste exprime ici toute sa sensibilité et questionne le public sur sa relation à la nature, à la mort et à la renaissance. « A partir de ces sujets de prédilection, il joue avec le rapport ambigu que l’homme entretient avec l’univers marin, entre peur et fascination, pour confronter le public aux enjeux actuels de protection de la biodiversité », complète Robert Calcagno.

Partie intégrante de l’ADN du musée depuis sa création, ces enjeux écologiques se retrouvent dans ces réalisations.
 

 

 

Philippe Pasqua, l’insaisissable

Philippe Pasqua s’est imposé au fil d’un itinéraire hors-norme comme l’un des artistes majeurs de sa génération.
Dès le départ, son art impressionne et bouscule les certitudes de celles et ceux qui le côtoient, tel le grand critique Pierre Restany.
 
Chez Pasqua, le goût du monumental va de pair avec une attirance pour ce qu’il y a de plus vulnérable : les corps et les visages. Avec parfois ces différences stigmatisantes que l’artiste, au travers de sa peinture, reprend à son compte et magnifie : portraits de transsexuels, de trisomiques ou d’aveugles…
Handicaps, différences, obscénité ou sacré : chaque toile est le fruit d’une lutte, d’une tension entre ce qui est montrable et « toléré » et ce qui est socialement refoulé ou occulté.
 
La peinture de Pasqua, on la reçoit comme un choc physique mais aussi comme une vision à la fois explosive et incisive. L’amplitude des gestes de l’artiste — une danse où alternent brutalité et finesse, transe et lucidité —, commande le format monumental de ses toiles.
Il débute en peignant des sortes de fétiches ou d’énigmatiques silhouettes évoquant le vaudou. Puis, peu à peu, son regard se tourne vers celles et ceux qui l’entourent. Il s’immisce dans les plis et replis de l’intimité des êtres ; va jusqu’au tréfonds de leur être.

 

En contrepoint à ce travail charnel, il y a ses grands dessins. Le visage ou le corps y devient halo, brume, fumée, trait, vibration. Il ne s’agit plus tant de chair et de matière que de contours esquissés et de textures délicates.
Il y a aussi les « palimpsestes » ; des œuvres sur papier mêlant techniques sérigraphiques, impressions et peinture, où le peintre revient sur ses propres travaux en les maculant de couleurs ou en les redessinant.
 
Un autre aspect majeur du travail de Pasqua réside dans sa série des « vanités ». La technique employée évoque autant celle des orfèvres du moyen-âge œuvrant à un reliquaire que quelque rituel chamanique. Il recouvre des crânes humains de feuilles d’or ou d’argent. Il peut aussi les gainer de peaux qui sont ensuite tatouées. Vient enfin l’étape délicate où les crânes sont ornés de papillons naturalisés. Ailes déployées aux couleurs iridescentes : la lumière se diffracte à leurs surfaces en un poudroiement coloré ou bien s’abîme dans l’ombre profonde au creux des orbites. Il arrive aussi qu’il fasse couler de la peinture liquide en un flot épais qui vient tout recouvrir et submerger.
 
Depuis quelques années, l’artiste se rend aussi souvent à Carrare où il sculpte des crânes de plusieurs tonnes qui sont comme des astres massifs rayonnant de force tellurique. À la fonderie, il réalise d’imposantes fontes de bronze qui sont ensuite plongés dans des bains de chrome. Les crânes qui en sortent — humain ou animal, comme celui de l’hippopotame — deviennent semblables à des miroirs : tantôt on ne perçoit que leur aveuglant éclat, tantôt ils disparaissent au profit de ce qu’ils reflètent. Et dès que l’on s’en approche, immanquablement c’est notre propre image qu’on aperçoit.
 

 

 

Revue de presse

New York Times 2013

Art Croissance 2013

Edgar Déc – Janv 2013

Art Absolument Avril 2012

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